L'avenir des services postaux dans les Laurentides s'annonce incertain selon le syndicat des travailleurs et travailleuses des postes.
Quelques semaines seulement après la signature d'un nouveau contrat de travail, le STTP craint des vagues de pertes d’emplois et un recul majeur des services aux citoyens d'ici cinq ans. Ces changements seraient à prévoir dans la foulée du vaste plan de restructuration annoncé par Postes Canada à l’automne 2025.
Simon Gauthier Caron, président de la section locale du syndicat, craint le pire pour les petits bureaux de poste des Laurentides. Selon lui, ce sont les plus petites installations situées en périphérie des grands centres que sont Saint-Jérôme ou Sainte-Adèle, qui risquent de fermer leurs portes.
Du côté des effectifs, alors que Postes Canada évoque des réductions de personnel par attrition, c'est-à-dire en ne remplaçant pas les employés qui partent à la retraite, le représentant syndical dénonce cette approche. Selon lui, la région est en pleine expansion et le volume de nouvelles adresses nécessiterait plutôt une hausse des effectifs, et non des coupes dans les services.
Cette restructuration survient alors que les membres du syndicat ont signé, à la mi-juin, un nouveau contrat de travail garantissant une « paix industrielle » jusqu'en janvier 2029. Cette entente comprend notamment des augmentations salariales, des bonifications aux programmes d'aide aux employés et des modifications dans la gestion des itinéraires ruraux.
M. Gauthier Caron admet que le syndicat a accepté cette entente pour stabiliser les conditions de travail, tout en sachant que l'employeur s'apprête à imposer d'importants changements logistiques dont les détails complets restent à venir.
Le leader syndical porte un regard très critique sur la gestion actuelle de la société d'État. Il rappelle que Postes Canada a longtemps été rentable, versant par le passé des dividendes au gouvernement fédéral qui profitaient aux contribuables.
Aujourd'hui, alors que l'entreprise publique accumule les déficits, Simon Gauthier Caron craint ouvertement que l'État ne finisse par abandonner la société de services publics pour paver la voie à une privatisation, sur le modèle historique du Canadien National (CN) ou de Petro-Canada.
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