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Carrières de pierre

Projet de carrières au lac Marsan : Rivière-Rouge s'oppose

Projet de carrières au lac Marsan : Rivière-Rouge s'oppose
Les carrrières occuperaient une superficie totale de 80 hectares si le projet voyait le jour. / Tom Falcon Harding | Adobe Stock

Opposée à l'implantation de deux carrières près du lac Marsan, la Ville de Rivière-Rouge demande au cabinet de la première ministre d'intervenir pour faire annuler les baux d'exploitation accordés par Québec.

Délivrés en mars dernier par le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF), ces baux permettent à l'entreprise Excavation R. B. Gauthier de projeter deux carrières de pierre concassée d'une superficie totale de 80 hectares. Les sites se situeraient à moins de 300 mètres du lac et à peine 50 mètres d'une résidence.

Le secteur touché abrite le lac Marsan, un lac de tête qui se déverse directement dans la rivière Rouge, en plus de border des zones humides. Les riverains redoutent un désastre environnemental, craignant que le dynamitage n'affecte la qualité de l'eau de leurs puits artésiens et la quiétude des lieux.

Bien que la Ville compte déjà six carrières actives sur son territoire, le maire Gilbert Therrien martèle que l'acceptabilité sociale est nulle au lac Marsan et rejette toute négociation sur les heures d'exploitation.

« L'enjeu vraiment, on ne veut pas de carrière à cet endroit-là et on va tout faire pour ne pas avoir de carrière dans ce secteur-là. On est prêt à collaborer, on est prêt également à aller s'asseoir avec l'entrepreneur pour regarder différentes alternatives, mais l'enjeu, c'est qu'on n'en veut pas à cet endroit-là. »

Gilbert Therrien, maire de Rivière-Rouge

La municipalité et la MRC d'Antoine-Labelle s'opposent fermement au projet depuis 2022, mais déplorent un manque de communication et un travail « en silo » entre les ministères de l'Environnement et des Ressources naturelles.

Refusant d'engager les deniers publics dans une bataille judiciaire perdue d'avance en raison de la légalité des baux, la Ville mise sur la pression politique et législative. M. Therrien confirme d'ailleurs avoir sollicité le bureau de la première ministre, ajoutant que le dossier a récemment été repris en main au provincial pour évaluer le retrait pur et simple des baux.

Avant d'entamer les travaux, le promoteur doit toujours obtenir l'approbation du ministère de l'Environnement quant à son évaluation environnementale.

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