Les familles et les garderies non subventionnées de Mirabel encaissent un coup dur. Malgré la récente conversion de 5 000 places à l’échelle du Québec par le gouvernement, la municipalité n’en a obtenu aucune. Résultat : Mirabel se retrouve au tout dernier rang des Laurentides avec seulement 66 % de places subventionnées, loin derrière la moyenne régionale de 81 %.
Pour la Coalition des garderies non subventionnées de Mirabel, ce retard historique se traduit par des conséquences financières directes sur le portefeuille des parents. Selon leur analyse, une famille monoparentale gagnant le revenu médian local de 66 000$ doit débourser jusqu’à 2 800 $ de plus par année pour faire garder son enfant, un écart qui grimpe à 3 500 $ pour un couple affichant un revenu familial de 100 000$.
Le regroupement réclame d'urgence la conversion d'au moins 500 à 550 places afin d'atteindre l'équité avec les territoires voisins.
« On croit que c'est quelque chose qui est faisable et qu'on ne demande pas un traitement spécial, c'est juste avoir l'équité dans le réseau parce que ce n'est pas normal que les familles de Mirabel payent autant plus cher et autant un aussi gros écart quand ça vient à l'accès de places subventionnées. »
Exode du personnel et perte de services spécialisés
Au-delà de la facture salée pour les parents, la situation fragilise tout le réseau local de la petite enfance. Incapables de rivaliser avec les salaires, les régimes de retraite et les assurances collectives offerts dans le réseau subventionné, les garderies privées voient leurs éducatrices qualifiées quitter vers les CPE et les villes voisines.
Cette pénurie de main-d'œuvre touche également les enfants vivant avec des besoins particuliers, comme les tout-petits ayant un trouble du spectre de l'autisme (TSA), qui peinent à obtenir des services spécialisés en orthophonie ou en psychoéducation au sein du secteur non subventionné.
Un enjeu chaud pour la campagne électorale
À l'approche du scrutin provincial, la coalition intensifie ses démarches auprès des aspirants députés. Bien que non partisane, la coalition prévient qu'elle ne relâchera pas la pression et entend faire du rattrapage des places subventionnées un dossier incontournable de la campagne électorale à Mirabel.
Voic l'entrevue intégrale :
Vous souhaitez réagir? Vous êtes témoin d'un événement ou avez une histoire à nous partager? Écrivez à nos journalistes via nouvelles@cime.fm
Écoutez-nous en tout temps pour suivre l'actualité locale et régionale dans les Laurentides (103.9 - 101.3 - 104.9) et l'Est ontarien (102.1) ou téléchargez notre application mobile Cogeco Média.