Dans les Laurentides, le Conseil central de la CSN souligne le lancement de la Semaine de la santé et de la sécurité du travail en visitant une douzaine de syndicats de la région.
Sous le thème « Ce n’est pas un jeu », la centrale syndicale profite de cette tournée régionale pour dénoncer l'exclusion des secteurs de la santé et de l'éducation des mécanismes de prévention.
La santé et la sécurité du travail ne doivent jamais être considérées comme un coût ou une formalité administrative. Chaque travailleuse et chaque travailleur a le droit de rentrer chez soi en santé, et en vie. Il est incompréhensible qu’on ait retiré des outils essentiels de prévention à des secteurs aussi névralgiques avant même d’en avoir évalué les effets.
On réclame également plus de ressources à la CNESST et de meilleures protections face aux changements climatiques.
Enfin, les deux organisations s’inquiètent également de la judiciarisation croissante du régime.
Alors que la réforme devait améliorer le sort des victimes de lésions professionnelles, le nombre de dossiers ouverts en matière de santé et de sécurité du travail auprès du Tribunal administratif du travail et de son ancêtre, la Commission des lésions professionnelles, est passé d’un peu moins de 23 000 à près de 45 000 en 25 ans.
Lorsqu’une personne blessée ou malade doit multiplier les démarches pour faire reconnaître ses droits, c’est tout le régime qui est remis en question. Trop souvent, les mécanismes de contestation sont utilisés à l’encontre des victimes plutôt que pour les accompagner.
La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis dans près de 1 600 syndicats partout au Québec.
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