Le gouvernement fédéral a déposé jeudi le deuxième budget de l'ère Carney, prévoyant des revenus de 540,3 milliards de dollars contre des dépenses totalisant 602,9 milliards.
Face à une croissance qualifiée d'anémique, Ottawa assume un nouveau solde déficitaire majeur afin de relancer la machine économique du pays.
Au micro de Patrick Lagacé et sur les ondes des stations parlées de Cogeco Média, les réactions fusent de toutes parts devant ces choix financiers déterminants.
Tandis que le ministre des Finances François-Philippe Champagne défend une formule allouant « deux tiers dans la croissance et un tiers pour aider les gens » — bonifiant l’aide à l’épicerie et le milieu culturel —, les critiques se multiplient.
À Québec, le gouvernement péquiste de Paul St-Pierre Plamondon encaisse mal un budget qui ignore largement ses priorités de dernière minute, alors que les analystes s’inquiètent d’une dette nationale qui pourrait atteindre 1 600 milliards d’ici 2030-2031.