• Accueil
  • CISSS des Laurentides | Une infirmière auxiliaire se dit victime de «congédiement déguisé»

CISSS des Laurentides | Une infirmière auxiliaire se dit victime de «congédiement déguisé»

CISSS des Laurentides | Une infirmière auxiliaire se dit victime de «congédiement déguisé»WAVEBREAK / E+ / GETTYIMAGES

Une infirmière auxiliaire se dit victime de « congédiement déguisé » de la part du CISSS des Laurentides.

La femme, qui a requis l’anonymat par peur de représailles, dénonce l'attitude de son employeur des 5 dernières années, qui a refusé de lui accorder un congé sans solde pour études, ce qui l'a forcé à démissionner dans les dernières semaines.

Selon elle, il y a un manque de personnel dans le réseau, mais il y a surtout une mauvaise gestion des disponibilités des travailleurs de la santé.

Mère 3 enfants en bas âge, qui travaillait à temps partiel à l'hôpital de St-Jérôme, elle a augmenté ses heures en raison de la pandémie de COVID-19 et a aussi accepté de faire du temps supplémentaire.

Mais lorsque son employeur l'a menacé de congédiement puisqu'elle souhaitait terminer son diplôme en soins infirmiers à la fin du mois d'août, ç’a été la goutte de trop.

« On est en pandémie, c'est la catastrophe, mais vous voulez perdre une infirmière auxiliaire pour toujours, qui va devenir infirmière dans un et demi 6 Vous aimez mieux la perdre pour toujours que de la perdre pour quelques semaines ? Ç'a fait pas de sens. », dit l'infirmière auxiliaire qui considère que c'est de l'abus de pouvoir sur le dos de la COVID-19.

« Combien d'autres filles à qui ça arrive, mais qui ne parlent pas parce qu'elles ont peur de perdre leur job ? Et je les comprends ces filles-là. Moi dans la vie, je n'ai pas besoin de travailler, je suis choyée. Je le fais parce que j'aime ma job, parce que je tripe à l'hôpital, je le fais parce que je veux aller plus loin dans mes connaissances et dans ce que je fais. », poursuit-elle en ajoutant que d'autres collègues au sein de l'organisation ont obtenu leur congé sans solde pour études.

La travailleuse déplore que ni la PDG du CISSS des Laurentides, Rosemonde Landry, et ni le directeur des ressources humaines, Antoine Trahan, n'ont répondu à ses courriels et à ses appels à l'aide. Elle a aussi écrit au ministre de la Santé, Christian Dubé, pour lui raconter son histoire et elle compte amener sa cause devant les normes du travail.

RÉACTIONS

La présidente du Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides - FIQ, Julie Daignault, qui est au fait du dossier de cette employée, considère que les gestionnaires ont largement abusé des arrêtés ministériels.

ENTREVUE | Julie Daignault, présidente du Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides - FIQ

6:16

De son côté, le CISSS des Laurentides n'a pas encore répondu à nos questions concernant le nombre d’infirmières et d'auxiliaires qui ont dû mettre un terme à leur congé, étant forcé de revenir au boulot.

En direct de 08:24 à 12:00
0
100
Votre version d'internet explorer est trop basse. Utilisez au moins la version 11 ou un navigateur récent comme Google Chrome.